En l'espace de deux mois, Julien Cardy a gommé les stigmates d'une saison passée vécue au rythme des blessures. Le grand absent est (re) devenu omniprésent.*
En l'espace de deux mois, il a accumulé plus de temps de jeu qu'au long de toute la saison écoulée. Fauché par la blessure à l'heure où son équipe retrouvait les sommets de l'élite, Julien Cardy a traversé 2007-2008 à l'ombre. Douloureux, l'épisode nourrit aujourd'hui l'ambition du milieu de terrain de vingt-sept ans. Entretien avec un leader naturel et assumé, hier, à l'issue de l'entraînement.
Julien, on vous a senti en forme durant la séance ?
«Oui, ç'a s'est plutôt bien passé. La semaine a d'ailleurs bien commencé, par une séance physique à laquelle on ne s'attendait pas ! Et là, il y a eu pas mal de ballon, je ne vais donc pas m'en plaindre.»
Après ces longs mois passés loin de la compétition, estimez-vous avoir retrouvé la totalité de vos moyens ?
«Petit à petit, je me rapproche des 100 %. Avant de reprendre l'entraînement, en juin, on m'avait fait comprendre qu'il me faudrait sans doute près de six mois pour revenir à mon niveau. Là, le championnat a débuté il y a deux mois et j'ai joué les neuf matches sans trop de problèmes. Je me dis que c'est plutôt encourageant. D'ici un mois, je devrais me sentir encore me sentir mieux.»
«Une grosse frustration»
Que vous manque-t-il exactement ?
«Un peu de vivacité, de tonicité. Il faut que je travaille encore pour être plus incisif dans les duels, pour avoir le coup de reins qui me permette d'être plus actif sur le plan offensif. Ça se joue aussi dans la tête, je crois. Je ne peux pas me contenter de mon rôle défensif. Il faut que je franchisse ce cap, que j'arrête de me mettre un frein.»
Avec le recul, quelle a été l'aspect le plus difficile de votre saison blanche ?
«Ne pas pouvoir profiter des efforts que nous avions livrés pour retrouver la Ligue 1. Une grosse frustration, un sentiment d'impuissance. Subir, je n'aime pas ça.»
Ce qui est arrivé vous a-t-il changé ?
«Je ne sais pas trop. Mais une chose est sûre : être indisponible aussi longtemps te permet peut-être de te remettre en question. Et aujourd'hui, je m'écoute peut-être un peu moins quand je me sens un peu fatigué. Depuis le mois de juin, j'ai toujours envie d'être sur le terrain, qu'il fasse chaud ou froid, etc. J'ai accumulé tant d'impatience. Mais je comprends que le staff me freine de temps à autre, je suis conscient que c'est pour mon bien.»
Les médias ou votre entourage vous prêtent toujours un rôle de leader au sein du groupe messin. Ce statut vous convient-il ?
«C'est un rôle qui ne me dérange pas, puisqu'il ne me demande pas de fausser ma personnalité. Tout petit, j'avais déjà ce caractère. Sur le terrain, j'engueulais mes copains ! Ce n'était pas forcément le truc à faire, mais bon. Pour revenir à aujourd'hui, j'assume mon rôle de leader, mais je ne m'en sers pas.»
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1. footballclubmetz57 Le 15/12/2008 à 08:38
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